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En quoi l’urgence climatique permet-elle aux acteurs de la société civile et aux collectivités d’agir en faveur de la transition énergétique ?

L’ASEC a organisé, le 3 février passé, une table ronde dans le cadre de la 22e édition des Assises européennes de la transition énergétique qui se sont déroulées cette année en ligne. Modérée par Jean-Marc Comment, membre des Grands-Parents pour le Climat en Suisse, la discussion a tourné autour de la déclaration de l’urgence climatique de la part de nombreuses collectivités publiques et l’impact de celle-ci sur l’engagement citoyen dans la transition énergétique.  

L’Association Suisse pour l’énergie citoyenne (ASEC) a participé à la 22e édition des Assises européennes de la transition énergétique, un événement franco-suisse incontournable dans le domaine. Initialement prévu à Dunkerque, le contexte sanitaire a obligé les organisateurs à passer l’événement en format virtuel. La table ronde de l’ASEC s’est ainsi déroulée en ligne avec la présence d’une quarantaine de participants.

L’objectif de cette table ronde a été de réfléchir à l’impact des déclarations d’urgence climatique sur l’engagement citoyen dans la transition énergétique, et aux stratégies pour placer ces derniers au cœur du changement. Une attention spéciale a été portée sur l’énergie citoyenne comme levier pour accélérer la transition énergétique et répondre ainsi à l’urgence climatique.

Les intervenants à cet événement représentaient à la fois les collectivités et la société civile : Hervé Fauvain, chef de projet Environnement Grand Genève; Philippe Bovet, journaliste et président de négaWatt Suisse; et Mònica Serlavós, co-présidente de l’Association Suisse pour l’énergie citoyenne.

Un des premiers constats avancé par Hervé Fauvain, a été l’absence de solutions mises en place malgré les diagnostics que les experts font de l’évolution du climat depuis plus de 30 ans. Dans ce contexte, la déclaration d’urgence climatique ne constitue pas une solution en soi, mais en tant qu’acte politique fort elle permet de reconnaître l’échec du gradualisme (de la politique des petits pas), nos paradoxes entre ce qui est nécessaire et ce à quoi nous ne voulons pas renoncer et l’importance de la mobilisation citoyenne et des jeunes en particulier.

Concernant la vitesse à laquelle le tournant écologique devrait se faire, le chef de projet Environnement Grand Genève alerte néanmoins sur la nécessité de reconnaître la contradiction entre urgence et gravité, et la tension entre la nécessité d’agir vite et le temps nécessaire pour associer tout le monde.

Sur ce dernier point, Monica Serlavós a évoqué deux stratégies pour favoriser l’émergence et le développement des initiatives d’énergie citoyenne permettant aux individus de s’engager collectivement dans la transition énergétique. La première concerne l’amélioration des conditions cadres juridiques et économiques, la seconde l’amélioration de la visibilité de ce type de structures auprès des citoyens, des décideurs politiques et des acteurs énergétiques. Ces deux stratégies se trouvent précisément au cœur de la raison d’être de l’ASEC.

Philippe Bovet a mentionné quant à lui le devoir d’exemplarité de tous les acteurs concernés, notamment des responsables politiques, et la nécessité d’expliquer de manière pédagogique l’urgence et les changements comportementaux nécessaires.

Une question pertinente des participants a confirmé qu’il manque à Genève une structure comme l’ASEC capable de servir d’intermédiaire entre les citoyens et les administrations publiques, dans le cas par exemple de projets d’installations photovoltaïques suggérés par des citoyens sur des toits d’entreprises.

Lire la retranscription intégrale de la table ronde

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